La “zone de confort” c’est rester dans le statu quo et d’attendre que les choses se passent. Le risque est évident de voir par la suite des éléments ou des pressions extérieures imposer un changement.
La “zone d’évolution”, est la zone dans laquelle le self-leadership s’engage. Il résout change l’environnement et l’adapte pour s’y sentir à l’aise. Il ne s’agit pas de prendre des risques ou de se mettre en danger.
En soi, le confort n’est pas un mal. Il est un état d’équilibre lorsque nos besoins sont satisfaits.
Cela permet une forme de tranquillité et de quiétude
Cet état d’équilibre est précaire.
Par essence, une situation reste en équilibre « toutes choses restant égales » et c’est là qu’est toute la limite du système.
Nous l’avons dit dans notre premier chapitre, le changement est la seule constance que nous pouvons espérer.
« Seuls les bébés mouillés aiment le changement » et nous ne sommes plus des bébés mouillés.
Quand une poussière fait trembler l’harmonie, la première réaction est de chercher à retrouver l’état de stabilité précédent.
Et c’est là que cela peut se compliquer.
Quel prix certains sont-ils – parfois – prêts à payer pour trouver ou garder du confort?
Il ne s’agit pas ici du prix financier, mais du prix psychologique.
Le coût moral du confort, le coût sur l’épanouissement de l’individu (dirions-nous là, son coût sur son non-épanouissement).
Un couple bat de l’aile et de plus, cette relation est insatisfaisante depuis bien longtemps. Ils ne sont plus en accord, ni au niveau des valeurs, ni des intérêts de vie. Chaque jour, ils constatent leur insatisfaction et mesurent à quel point ils s’éloignent l’un de l’autre. Pourtant, ils restent tous les soirs, ils rentrent chez eux , avec des pieds de plombs. Ils enfilent les pantoufles du confort, et ils s’anesthésient.
Il est tentant de se faciliter la vie. Mais tout a un prix et ce prix peut se muer en frustration, insatisfaction, tristesse, déprime ou dépression.
Le confort vaut-il la déprime ? Une fois la déprime venue, sortir de la zone de confort devient un combat périlleux.
La zone de confort a des effets secondaires dont il faut se méfier :
Elle endort,
Elle ensevelit les rêves et les projets de vie,
Elle diminue les ressources,
Elle rend plus faible devant le changement,
Elle est figée.
Nous commençons à vivre lorsque nous
sortons de notre zone de confort. Avant cela,
nous survivons. Toute la question est de savoir
si cette survie est confortable…